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 13.10.2017, 05:30  

«Plus que la victoire du Valaisia, c’est la réussite de la formation en Valais»

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 11.10.2017, 22:01   «Plus que la victoire du Valaisia, c’est la réussite de la formation en Valais»

Valaistar En remportant le British Open à la barbe des meilleurs brass bands anglais, le Valaisia a écrit une belle page d’histoire. Son président, Grégoire Barras, décroche pour cette victoire le trophée de ValaiStars de septembre.

Pour les amateurs de brass bands, le British Open, c’est le graal. En devenant le premier ensemble non britannique à le remporter, le Valaisia a inscrit une nouvelle ligne sur un palmarès déjà bien fourni. Même s’il ne fait pas partie des 34 musiciens – le règlement est précis sur ce point – Grégoire Barras est une pierre...

Pour les amateurs de brass bands, le British Open, c’est le graal. En devenant le premier ensemble non britannique à le remporter, le Valaisia a inscrit une nouvelle ligne sur un palmarès déjà bien fourni. Même s’il ne fait pas partie des 34 musiciens – le règlement est précis sur ce point – Grégoire Barras est une pierre angulaire de ce brass band puisqu’il en est l’un des trois fondateurs et en assure depuis sa création la présidence. Autant de facteurs qui ont permis au citoyen d’Ollon de remporter le titre de ValaiStar du mois de septembre.

Grégoire Barras, vous êtes retombé de votre nuage…
On redescend gentiment, mais quand je repense à cette victoire je me projette toujours en 2010. Lors des championnats d’Europe à Linz, on avait croisé les musiciens du Black Dyke et du Cory Band. Nos jeunes musiciens avaient des étoiles dans les yeux en les rencontrant, comme feraient des juniors de foot en rencontrant les joueurs du Real Madrid. Et en septembre, on les battait sur leur terrain. 

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Vous êtes passés devant des ensembles composés de joueurs professionnels. Vu le niveau des brass bands en Valais, serait-ce imaginable ici?
Non, je ne pense pas. Quelques musiciens peuvent vivre de leur passion, mais ce n’est de loin pas la majorité. Et franchement, ce n’est pas dans notre mentalité. Reste que cette spécificité suisse impressionne les Anglais.

Est-ce qu'ils viennent étudier vos méthodes?
Non, pas forcément. Mais avant une compétition, les brass bands font appel à des coachs anglais pour une préparation optimale. Or, ils font deux remarques. Ils constatent d’abord que les musiciens sont très attentifs, prennent des notes et assimilent rapidement les remarques et autres corrections pour des amateurs. Et surtout, ils sont impressionnés par la jeunesse de nos membres. C’est vrai qu’en Angleterre, beaucoup de musiciens ont entre 40 et 60 ans, alors que chez nous, c’est rarement le cas.

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Alors, à quoi attribuez-vous ce succès?
A la formation musicale dans le canton et à la constance. Nos musiciens viennent d’une dizaine de fanfares différentes qui encouragent et encadrent les jeunes dans les écoles de Musique. D’autre part, depuis presque cinq à six ans, les musiciens ont très peu changé au Valaisia. Dans chaque registre, ils se connaissent par cœur. Plus que la victoire de notre brass band, c’est la réussite de la formation en Valais. Aujourd’hui, à travers ce succès, elle est reconnue tant au niveau suisse qu’international.

Vous parlez de relève, mais vous observez certainement les nouveaux talents dans les concours juniors?
Oui, tous les brass bands valaisans le font pour compléter les rangs lorsqu’il y a besoin.

Et y a-t-il de l’argent qui est posé sur le lutrin pour faire pencher la balance de votre côté?
Non, pas question. On ne le fait pas, je n’ai jamais entendu que cela se faisait ailleurs et on ne le fera jamais.

Franchement, ça ne vous démange pas de passer derrière un instrument?
Je n’ai plus le niveau… Je préfère mon rôle dans l’ombre. Que ce soient les membres du comité ou les autres personnes qui entourent le brass band, on fait tout pour que le directeur et les musiciens ne se concentrent que sur leur partition. 

Vous parlez du directeur Arsène Duc, est-ce un homme clé pour un ensemble?
On forme un véritable binôme. On se connaît depuis toujours, lui est de Chermignon-d’en-Haut, moi d’Ollon. Cette complicité facilite les choses. On s’appelle au moins une fois par jour pour discuter du brass band, généralement avant 7 h 30. Et si on le fait plus tard, c’est qu’un de nous deux est resté endormi.
 
Qui dit Chermignon, dit parti blanc et parti jaune. Comme vous présidez également l’Ancienne Cécilia, vous portez l’étiquette blanche; ça ne pose pas de problème au sein du Valaisia?
Non, même si il y  a toujours des plaisanteries entre blancs et jaunes, mais ça s’arrête là. Les musiciens viennent de tout le canton, mais la majorité est originaire du Valais central. On est loin des affaires de politicailleries chermignonardes.

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Quel titre vous manque encore pour être un président comblé?
Je crois que remporter le championnat d’Europe, ce serait bien après le titre de vice-champion ce printemps.

Et est-ce que vous irez défendre votre titre au British Open en 2018?
Je ne sais pas encore. Comme ce n’était jamais arrivé qu’un brass band étranger remporte le titre, il n’y a rien de prévu dans le règlement, nous attendons donc une invitation officielle. Mais je trouverais bien qu’on puisse le faire.


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