18.06.2017, 23:55

Glarey, ce quartier à part

Abonnés
chargement
Une fontaine, des pistes de pétanque, des gradins, la nouvelle place de Glarey pourra accueillir des spectacles, des fêtes et mêmes des expositions selon les désirs des citoyens.

 18.06.2017, 23:55 Glarey, ce quartier à part

Par samuel jacquier

Une nouvelle place était inaugurée samedi à Glarey. L’occasion de se pencher sur les particularités de ce quartier historique.

C’est sans aucun doute le quartier le plus festif de Sierre. Les restaurants, les bistrots, mais surtout les habitantes et habitants font de Glarey un lieu incontournable de la Cité du Soleil. Samedi, les autorités de la Ville et les citoyens se sont donné rendez-vous pour inaugurer une toute nouvelle place, sise sur le tunnel CFF de Gobet. Elle...

C’est sans aucun doute le quartier le plus festif de Sierre. Les restaurants, les bistrots, mais surtout les habitantes et habitants font de Glarey un lieu incontournable de la Cité du Soleil. Samedi, les autorités de la Ville et les citoyens se sont donné rendez-vous pour inaugurer une toute nouvelle place, sise sur le tunnel CFF de Gobet. Elle aura coûté plus de 4 millions à la municipalité sierroise et a été pensée par les autorités, les CFF et les citoyens présents aux ateliers participatifs. «Le résultat est très agréable», remarquent deux citoyennes assises sur la fontaine rappelant un Chemin de fer. La place de 1600 mètres carrés est minérale. Des pistes de pétanque et des gradins ne laissent pas de place au doute: «Elle sera le reflet du bien vivre-ensemble», comme le notait le président de commune Pierre Berthod à l’heure du discours.

Les origines anniviardes et haut-valaisannes

Ce «bien vivre-ensemble» ne date pas d’hier. Glarey, comme d’autres quartiers de Sierre, c’est une miniville dans la ville. «Je crois que Glarey a résisté mieux que d’autres à l’uniformisation sierroise», analyse Jean-Marie Grand, figure emblématique des lieux. Cette unité n’a pourtant rien de très naturel. Les premiers habitants se partageaient entre des origines anniviardes et haut-valaisannes. «Ça n’a jamais empêché personne de s’entendre. Au contraire, l’ouverture aux autres nous a unis», note Narcisse Vianin, habitant de Veyras né à Glarey. Unis au point qu’une langue est même née dans les rues glareyardes: le «Glarey Dütsch». De quoi se démarquer et montrer une identité propre et forte. «Des mots sont dits en français, d’autres en allemand. Il n’y a pas vraiment de règles», expliquent tous les Glareyards rencontrés.

Le Glarey Poretsch Club comme symbole

L’identité presque villageoise se manifeste particulièrement à travers le Glarey Poretsch Club, association à but non lucratif qui anime le quartier. Composée de près de 200 hommes, c’est elle qui offrait la raclette samedi aux citoyens participant à l’inauguration. Le groupement masculin est aussi partie prenante avec la bourgeoisie de Sierre dans la rénovation d’une bâtisse voisine de la place qui sera transformée en maison de quartier. «Il y a toujours eu beaucoup d’animation à Glarey. Je crois qu’il existe une vivacité particulière ici qui incite les gens à venir», relève Franz Gmünder.

Si le sentiment d’appartenance apparaît fort à Glarey, il ne conduit pas pour autant à un repli, au contraire. «A Glarey, comme ailleurs à Sierre, les identités perdurent. Ce qui est super important pour nous, politiciens. Nous avons des relais directs dans les quartiers», conclut Pierre Berthod.

Un espace de détente pour les citoyens

«Nous avons saisi l’occasion de valoriser cet espace après les gros travaux du tunnel CFF.»Pierre Kenzelmann, conseiller communal chargé des travaux publics, faisait part de sa satisfaction samedi sous le soleil sierrois. La place est l’aboutissement de près de huit ans de discussion et de travaux. En effet, Sierre a prévu ce réaménagement dans le cadre de la construction du tunnel ferroviaire de Gobet, qui a libéré plus de 3000 mètres carrés de terrain. En résultent une extension de la partie couverte du tunnel et un rehaussement des murs de soutènement de part et d’autre des voies. «La grande partie est maintenant terminée. Nous devons encore aménager les chemins longeant les voies et l’espace vert au sud.» sj


Vous avez lu gratuitement
une partie de l'article.

Pour lire la suite :

Profitez de notre offre numérique dès Fr 2.- le 1er mois
et bénéficiez d'un accès complet à tous nos contenus

Je profite de l'offre !
Top