21.04.2017, 00:01  

Nouvelle aire pour Barry

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Les trois modules en acier Corten roulé à la base composant le nouveau chenil extérieur et qui accueilleront les chiens du Saint-Bernard de juin à octobre pourront être démontés et rangés l’hiver.

 20.04.2017, 21:30   Nouvelle aire pour Barry

Trop exigu, pas assez confortable, le chenil de l’hospice a fait son temps et va être remplacé. Le musée sera aussi rafraîchi.

Les chiens du Saint-Bernard devront patienter avant de pouvoir prendre leurs quartiers d’été. «La montée à l’hospice ne pourra pas se faire avant le 14juillet prochain», confirme Gabriel Friggieri, responsable administratif et vice-directeur de la Fondation Barry. Soit avec un retard de cinq à six semaines sur le...

Les chiens du Saint-Bernard devront patienter avant de pouvoir prendre leurs quartiers d’été. «La montée à l’hospice ne pourra pas se faire avant le 14juillet prochain», confirme Gabriel Friggieri, responsable administratif et vice-directeur de la Fondation Barry. Soit avec un retard de cinq à six semaines sur le programme habituel. La «faute» à d’importants travaux qui vont permettre d’aménager à 2473 mètres d’altitude un tout nouveau chenil extérieur et de revoir entièrement le secteur du musée de l’hospice consacré au fameux chien.

Plus d’un demi-million à investir

C’est la congrégation du Grand-Saint-Bernard, propriétaire des lieux, qui a requis la démolition du chenil existant afin de pouvoir le remplacer par de nouvelles infrastructures. «Les anciennes installations n’étaient plus en conformité avec la nouvelle législation», confirme le prieur Jean-Michel Lonfat. L’hospice a ainsi décidé d’investir plus de 530 000 francs dans ce bain de jouvence destiné aussi bien à mettre le chenil «en conformité sanitaire vis-à-vis des institutions cantonales et des réglementations» que pour en augmenter l’attractivité touristique.

«Avec ses murs gris, son gravier et ses grillages, le chenil actuel ne répondait pas du tout à l’exigence de la qualité d’accueil propre à ce lieu. Certains visiteurs le com paraient même à une prison», renchérit Gabriel Friggieri, heureux de pouvoir bientôt offrir à ses affectueux protégés un gîte spacieux et confortable. «Agréable à vivre et à l’avenir à même d’accueillir une bonne quinzaine de chiens.» Car si les lieux appartiennent à la congrégation du Saint-Bernard, c’est bien la Fondation Barry qui se charge du bien-être des chiens qui quittent leur base de Martigny pour contribuer à animer l’hospice de juin à octobre. «Les chanoines prennent en charge nos frais et, en contrepartie, encaissent les entrées au musée de l’hospice dont la fréquentation est boostée par la présence de nos saint-bernards.»

A la base du projet, l’ancien prieur José Mittaz avait donc logiquement demandé à la Fondation Barry de participer activement à l’élaboration du projet de modernisation de ces infrastructures. «Nous y avons aussi associé le Service cantonal vétérinaire ainsi que le responsable de l’élevage Manuel Gaillard afin d’assurer le respect des normes en vigueur ainsi que la philosophie de la fondation qui vise avant tout au bien-être de nos protégés.»

Un nouveau parcours muséal plus ludique

Le bureau d’architecture GAME à Martigny a ensuite été mandaté pour imaginer le futur chenil. «L’intervention projetée porte aussi bien sur la partie extérieure du chenil occupé de juin à octobre par beau temps que le réaménagement intérieur du bâtiment Saint-Louis (grange) utilisé en cas de pluie ou la nuit», précise l’architecte Michaël Darbellay. Une fois les anciens enclos détruits, les maîtres d’œuvre vont ainsi installer à quelques mètres du bâtiment historique «trois maisons composées chacune de deux espaces de retrait, d’un couvert destiné à permettre aux animaux de s’abriter du soleil ou d’une pluie légère ainsi que d’une zone extérieure de marche».

Ces box géants – légèrement plus étendus que les 50 mètres carrés exigés par la loi – sont actuellement réalisés en plaine dans un matériau durable et résistant. «De l’acier Corten, déjà roulé à la base.» Ces caissons pesant 3 tonnes pièce ont été conçus comme une armoire que l’on déplie pour créer les espaces extérieurs. «Ces trois modules déplaçables ainsi que la tour de 3 mètres qui complète l’ensemble afin d’offrir aux visiteurs une vue imprenable sur les chiens et le décor naturel exceptionnel sont refermés en fin de saison pour pouvoir être rangés à l’abri des avalanches.» Michael Darbellay et son bureau ont aussi choisi d’agir sur l’intérieur du musée de l’hospice en proposant de rafraîchir le bâtiment mais aussi en repensant la répartition des secteurs. «Le projet qui doit être mené à terme pour le 14 juillet va ainsi permettre à l’hospice du Saint-Bernard de proposer un nouveau parcours muséal ludique et informatif.»

Les randonnées attendront aussi

Pas de chiens, pas de randonnée! Les touristes amateurs de balade accompagnée devront donc attendre le 15 juillet pour espérer découvrir la beauté époustouflante de la région dans les traces des chiens du Saint-Bernard. «Mais en augmentant la capacité du chenil, nous améliorons aussi la présence des chiens sur le col», précise Gabriel Friggieri. Qui annonce une autre bonne nouvelle à tous les amoureux de cette race unique. «La grande exposition d’été proposée par le musée de l’hospice sera entièrement consacrée cette année à notre chien emblématique.» pg


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