17.02.2017, 00:01  

Vente d’alcool aux mineurs en hausse

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Soixante commerces  ont été contrôlés.

 16.02.2017, 23:27   Vente d’alcool aux mineurs en hausse

ACHATS TESTS Près de 40% des commerces valaisans testés en 2016 ont vendu illégalement de l’alcool aux jeunes lors du premier contrôle. Un taux supérieur à celui de 2015.

Près de 40% – 38% précisément – des commerces des régions testées par Addiction Valais en 2016 ont vendu de l’alcool à des jeunes, lors de la première phase de l’achat test. Un chiffre en légère augmentation par rapport à l’année précédente où le taux se montait à 29%. «Par contre, le résultat 2016 est très bon par...

Près de 40% – 38% précisément – des commerces des régions testées par Addiction Valais en 2016 ont vendu de l’alcool à des jeunes, lors de la première phase de l’achat test. Un chiffre en légère augmentation par rapport à l’année précédente où le taux se montait à 29%. «Par contre, le résultat 2016 est très bon par rapport à 2014 quand 64% des établissements avaient vendu de l’alcool aux jeunes lors de la première phase», relativise Sébastien Blanchard, intervenant en prévention à Addiction Valais, à l’heure du bilan devant la presse.

La hausse s’explique par le nombre d’établissements contrôlés pour la première fois lors de la campagne 2016. «En 2015, plusieurs cafés et commerces avaient déjà été testés et ont été davantage vigilants», ajoute Sébastien Blanchard. Le Valais n’est pas loin de la moyenne suisse qui se situe à 30% d’échec pour les établissements lors de la première phase de test.

L’an dernier, près de 150 tests ont été effectués dans neuf régions du canton, représentant en tout vingt et une communes. Outre les cinq régions choisies par Addiction Valais – Salentin, les Deux Rives, Nendaz, Savièse et val d’Anniviers – quatre communes (Conthey, Sion, Rarogne et Viège), déjà testées deux fois par l’organisme de prévention, ont mandaté Addiction Valais pour réaliser des contrôles payants. Au total, soixante établissements, des magasins, des shops, des restaurants et des bars, ont été contrôlés. Après un premier test, les jeunes mandatés par Addiction Valais sont retournés une deuxième fois dans les établissements. «Les commerces qui ont vendu deux fois de l’alcool illégalement aux jeunes ont été dénoncés à la police municipale; nous sommes retournés une troisième fois dans les établissements qui avaient réussi l’un des deux tests pour leur donner encore une chance», note Sébastien Blanchard. Les commerces ayant réussi deux tests ont reçu un diplôme, comme c’est le cas du café des Marronniers à Charrat (cf. ci-contre).

Sept établissements dénoncés

A l’issue de toutes les phases en 2016, 12% des établissements, soit sept sur soixante, ont été dénoncés aux autorités compétentes après avoir échoué deux fois aux tests. Un taux plus élevé qu’en 2015 quand 8% des commerces avaient été dénoncés. Les établissements dénoncés ont reçu un avertissement et ont dû débourser 200 francs pour les émoluments. «Ce n’est pas une grande amende, mais le dégât d’image pour le commerce peut être dissuasif», ajoute Sébastien Blanchard.

Avant la réalisation des achats tests s’est déroulée une large campagne de prévention auprès de tous les commerces des régions concernées. «Nous avons envoyé 850 lettres expliquant notre démarche», souligne Sébastien Blanchard. Les policiers municipaux sont ensuite passés directement dans les établissements pour les informer. «Le plus difficile pour les vendeurs, c’est de demander la carte d’identité. Il y a souvent des jeunes récalcitrants», explique Bernard Guex, chef de la police municipale de Fully.

Lors du premier achat test en 2016, plus de la moitié des établissements n’ont pas demandé la carte d’identité; ils n’étaient plus que 23% au troisième test. «Parfois aussi, les serveurs exigent une pièce d’identité, mais se trompent dans le calcul, précipitation oblige», note Sébastien Blanchard.

Les achats tests se poursuivent cette année. Les commerces des régions de Salentin, les Deux Rives, Nendaz et Savièse seront testés pour une deuxième fois et trois communes – Sion, Conthey et Zermatt – ont demandé un test payant.


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