17.02.2017, 00:01  

Un premier oui aux aides à fonds perdu

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Seules les sociétés les plus compétitives pourront prétendre aux aides.

TOURISME - Le Grand Conseil veut débloquer 157 millions à fonds perdu pour les remontées mécaniques.

La voie pour verser des aides à fonds perdu aux remontées mécaniques est ouverte. Une majorité de députés souhaite débloquer 157 millions de francs pour les sociétés les plus compétitives. Le Parlement a accepté cette disposition charnière de la loi d’encouragement sur les remontées mécaniques par 66 voix contre 47 et 14 abstentions.

Un résultat provisoire?

Mais une deuxième lecture, qui sera réalisée par un Grand Conseil renouvelé, promet déjà de retraiter cet aspect....

La voie pour verser des aides à fonds perdu aux remontées mécaniques est ouverte. Une majorité de députés souhaite débloquer 157 millions de francs pour les sociétés les plus compétitives. Le Parlement a accepté cette disposition charnière de la loi d’encouragement sur les remontées mécaniques par 66 voix contre 47 et 14 abstentions.

Un résultat provisoire?

Mais une deuxième lecture, qui sera réalisée par un Grand Conseil renouvelé, promet déjà de retraiter cet aspect. Au grand dam du vice-président de l’Association des remontées mécaniques valaisannes, Berno Stoffel, qui juge que «le principe d’aides à fonds perdu a été accepté à une majorité claire, il n’y a pas lieu de revenir sur cette question en deuxième lecture».

Le PDC, le PLR et l’UDC divisés

Rien n’est moins sûr, car le débat a réservé son lot de surprises. D’abord du côté de la commission chargée de la loi, favorable mardi aux aides à fonds perdu, puis opposée hier. «Ce n’est que le reflet de positions qui ont toujours été serrées sur ce dossier, précise Marie-Claude Ecœur, présidente de la commission. Mais qu’allons-nous répondre aux autres branches lorsqu’elles viendront frapper à notre porte?» Le PDC du Bas, qui avait défendu pourtant une position visant à supprimer les subventionnements, s’est abstenu sur sa propre proposition. «Notre groupe ne se satisfait pas des aides à fonds perdu mais ne saurait se contenter de la variante qui ne propose que 50% de prêts sans intérêts.» Et de lancer, à l’issue du vote final, «se réjouir de la seconde lecture où toutes les pistes doivent être explorées». Le PDC s’est montré divisé sur cet enjeu puisque les députés du centre du canton ont soutenu les aides à fonds perdu. Mais là encore, au moment du vote final, les positions sont plus nuancées. «Les réticences sont nombreuses et les votes sont serrés, nous comptons beaucoup sur la seconde lecture pour travailler sur ce projet qui n’est pas tout à fait mûr», explique Sidney Kamerzin. Au PLR, pourtant défenseur de la non-ingérence de l’Etat dans l’économie privée, les voix se sont dispersées dans les deux camps. Aux yeux de Xavier Mottet, le Parlement ne peut se dédire des votes précédents en faveur de cette loi qui plaçait déjà les aides à fonds perdu en son centre. «C’est l’occasion de se poser les bonnes questions», lance-t-il. Position corroborée par son collègue de parti Patrick Cretton pour qui l’octroi de subventions permet de constituer des fonds propres pour accéder à d’autres capitaux.

La gauche frustrée

Dans le camp du oui, l’UDC du Valais romand, et Grégory Logean en tête, estime que «le signal est désormais clair et que les 157millions d’aides accordés permettront, à terme, l’investissement de 700millions de francs dans cette colonne vertébrale du tourisme». Et s’il a été suivi par l’ensemble des députés jaunes et noirs du Haut-Valais, ses collègues germanophones de l’UDC se sont opposés à cette nouvelle manne financière. Tout comme l’Alliance de gauche et les Verts. «Je ne vous cache pas une certaine frustration, lance Raymond Borgeat (AdG). Nous voulons aider mais nous n’avons pas d’argent. Par ailleurs cette loi manque totalement de recul, il faudrait un lifting réel pour soutenir l’ensemble du tourisme.» Les Verts, eux, déplorent un texte qui va à rebours du «dérèglement climatique et du manque de neige en investissant dans des gouffres à énergie».

«L’Etat en a assez fait»

Prenant acte du résultat du débat, le conseiller d’Etat Jean-Michel Cina tourne aussi la page de sa dernière loi traitée au gouvernement. «C’était une loi difficile à élaborer et à titre personnel, je reste convaincu que l’Etat a assez fait en faveur du tourisme et des remontées mécaniques et que c’est à la branche elle-même de trouver des solutions.» Bien malin celui qui pourra dire ce qui restera de ce texte en deuxième lecture.


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