Les amis Pierre et Jacques. DR
« Les Vignes du Seigneur », 1958, réalisation Jean Boyer, avec Fernandel, Pierre Dux et Simone Valère… Ou la scène culte du même nom, en pleine messe, dans « Le Gendarme à St-Tropez » de Jean Girault, avec un Louis de Funès qui atteint pour la première fois les sommets du box-office en cette année 1964. Voilà à quoi je pensais pour “Mon petit cinéma” en attendant Pierre Devanthéry, le directeur le l’IVV (l’interprofession des vins du Valais). Mais comme d’habitude avec ce fondu de littérature, on vite dérapé du ciné aux livres, et en hommage à Jim Harrison, notre écrivain américain de coeur, on s’est lancé, après les Chardonnay valaisans, dans une dégustation comparée de grands Bandol, notamment celui, « fuoriclasse », du Domaine Tempier, ainsi qu’une autre merveille, le Château de Pibarnon ou le cépage Mourvèdre peut atteindre 95%, une garantie de très longue garde. Le tout agrémenté comme il se doit par la cuisine aérienne de Jacques Bovier, dans sa Sitterie magnifiquement « redessinée » depuis Noël. Ensuite, difficile de grimper plus haut. Avec un fromage chaud de derrière les fagots, en hommage à cette chère Toscane, et bien entendu à Dante, Pierre et Jacques ont toutefois suggéré un Camartina, rouge « irrésistible et sexy » selon le maître critique Robert Parker, qui lui attribue d’ailleurs la note de 95/100. Et puis le chef a voulu nous tester. Arrive alors une carafe anonyme et un rouge très troublant, encore un peu « en dedans » mais qu’on devine déjà prêt à ouvrir des ailes immenses. Au nez, quelque chose des senteurs de la torréfaction, et puis, comme pour rappeler les desserts de mon enfance, un je ne sais quoi de mûres à la vanille. Le tout présentant une longueur très constante (ce qui nous a fait écarter les Valaisans pour aller chercher hors de nos frontières). En prime, du beau tanin, des épices variées et du fruit. Après avoir donné notre langue au chat, Jacques Bovier nous a finalement présenté le… Constellation. Le vin haut de gamme (75.- la bouteille) lancé ce mois-ci en grande pompe par les Caves Giroud. Pas de doute, il tenait la route avec le reste de notre périple gourmand.
Commentaire par Sophie R. — 27 février 2010 @ 23:08
Pas moyen de comparer avec les vins cités lors de ces feux d’artifice du goût, vins inconnus à mon palais. Par contre, j’ai eu l’honneur de découvrir ce “Constellation” à son lancement. Proprement étonnant, tant il garde un goût du terroir valaisan, mais il dure si longuement dans la bouche et propose, par paliers, une telle composition subtile, qu’on peine à croire qu’il est vraiment de chez nous.
Commentaire par Camartina — 3 mars 2010 @ 17:40
à l’inverse de votre charmante lectrice,il ne manque que le ”Constellation ” aux papilles de ma bouche gourmande…facile, plus facile que de déloger ces merveilles de l’antre de l’ours Pierre…merci pour ce voyage nostalgique… A propos d’ours, à quand la visite de Big Jim ripaillant en bonne compagnie dans les forêts valaisannes ?
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